Sunday, October 30, 2016

Vincent-Luce
Sofiane

titre du livre: Esthétiques du quotidien en Chine
auteur: Danielle Elisseeff 


L’analyse de l’œuvre repose sur l’omniprésence de l’esthétisme dans la culture chinoise, à travers les domaines artistiques variés. La notion du « beau » est donc l’essence du texte. A travers le voyage dans lequel nous plonge le livre, nous découvrirons la manifestation de cette notion dans l’environnement culturel et esthétique chinois.


        Tout d’abord, il faut savoir que l’œuvre se décompose en quatre chapitres dont les tires sont : "L’espace", "Corps et beauté", "Nourrir la vie", et le dernier, "Valeurs et croyances". Les titres nous donnent déjà une idée du déroulement de l’analyse mais dans la préface, Danielle Elisseeff, nous expose la problématique et sa progression.
   En premier lieu, c’est le rapprochement de l’art de construire et l’art d’écrire chinois qui nous pousse à réfléchir sur une éventuelle relation entre eux. Cette réflexion est d’abord menée par le premier auteur qui souligne l’intérêt de la construction, des lieux dans lesquels elle s’effectue et des matériaux qui déterminent cette originalité. Le second intervenant lui, décrit l’univers de Shanghai à travers un appartement. Mais le voyage ne s’arrête pas à l’édification ; il va plus loin. Le voyage nous emmène à la découverte de la culture chinoise dans toute sa splendeur en traitant de l’art culinaire, de la mode en passant par le luxe tout en nous apprenant davantage sur les subtilités esthétiques de la langue chinoise.
        En effet, la langue chinoise regorge d’esthétismes indéniables comme sa calligraphie. L’idée du beau apparaît donc comme évidente et cela tout particulièrement à travers l’art. D’autres auteurs n’oublient pas de citer l’industrie du luxe. Il s’agit d’un milieu incontournable puisqu’il attire un bon nombre de chinois. L’accroissement de ce phénomène s’explique par l’ouverture récente du pays vers l’Occident et ainsi que par sa symbolique : le luxe est devenu un signe de pouvoir.  Le fameux Yin et Yang, symbole d’harmonie mondialement connus aujourd’hui est lui aussi cité dans l’œuvre et traite de l’importance de l’équilibre. La nourriture est un élément important dans la notion d’équilibre et de là, on comprend l’importance de la cuisine en Chine. 
Ainsi, si l’on devait choisir un mot de fin pour ce livre ce serait « spiritualité ». Car,  ce n’est qu’en achevant le livre que l’on se rend compte que la frontière entre la religion et le luxe est très fine, voire inexistante. La fin nous apprend une dernière chose essentielle : le mot « face » qui se trouve au cœur des relations humaines. Les relations humaines sont d’ailleurs à l’honneur puisque les rites envers les défunts nous sont exposés, sans oublier le respect pour les anciens qui est ancré dans la culture chinoise.

      Chaque spécialiste a su nous amener à la découverte des richesses artistiques, esthétiques et culturelles de la mosaïque chinoise. Au cours de ce voyage, on ne peut donc passer à côté du contraste entre Chine traditionnelle et Chine capitaliste. De plus, il mérite de signaler que la compréhension de cette œuvre est facilitée par des illustrations qui permettent de se plonger davantage dans l’analyse en utilisant l’imaginaire. On peut donc en conclure qu’il s’agit réellement d’un voyage spirituel.


   En conclusion générale, on pourrait souligner l’impact de la résolution de la problématique dans le présent par la simplification de la complexité historique grâce à l’association d’écrivains et de spécialistes sinologues. Cet ouvrage renferme la richesse de plusieurs savoirs différents qui résolvent les interrogations actuelles qu’on doit à la rencontre de ces grands esprits.


Fiche de synthèse d'ouvrage

Tranchard Téo
Histoire de la Chine des origines à nos jours
John King Fairbank, aussi appelé JKF par ses collègues et élèves d'Harvard, était avant tout intéressé par l'histoire de la Grande-Bretagne mais c'est en 1932 qu'il publia ses archives diplomatiques et décida de se consacrer à la civilisation chinoise. Cette oeuvre est considérée comme étant le couronnement de sa carrière, en reprenant l'histoire de la Chine du Paléolithique jusqu'à la Chine du début du XXIème siècle. Son oeuvre traite donc plus 4000 ans d'une civilisation en s'intéressant aux origines et au développement de sa populations, de ses politiques mais également de sa culture.
L'oeuvre se distingue en 4 parties distinctes. Dans une première partie il s'intéresse donc à l'essor et au déclin de l'autocratie impériale en commençant par évoquer les origines de la Chine du Paléolithique jusqu'à l'expansion des Qing en Asie centrale. Le fait que l'auteur décide de parler des recherches archéologiques peut venir du fait qu'il souhaite illustrer son propos, notamment en ce qui concerne les découvertes et les technologies de l'époque. On retrouve dans cette partie l'essor du confucianisme, mais également du Bouddhisme. L'auteur met en évidence les moments forts de l'histoire de la Chine en retraçant les tendances de l'organisation politique basées sur une forte méritocratie. Il décrit également le sentiment de méfiance du pouvoir impérial envers ses généraux, le pouvoir étant fortement convoité. Au niveau de la politique, JKF décrit également la formation des dynasties, pierre angulaire de la civilisation chinoise, et le rapport que ces dernières ont avec les clans Liu, Li et Zhu.
Dans une seconde partie qui va de 1600 à 1911, l'auteur expose ce qu'il appelle "La Chine Impériale tardive" en y relatant les faiblesses de l'état à controller le pays pendant cette période. On y retrouve les révoltes phares comme la grande révolte Taiping (1851-1854) mais également l'une des plus connues la révolte du Lotus Blanc (1796-1804) qui fut stoppée après la mort de l'empereur Qianlong. L'auteur montre bien que cette période n'était pas bénéfique pour la Chine et décrit bien chaque problème auxquels le pays a du faire face au niveau politique mais également démographique. Il illustre également cette partie en évoquant la guerre civile pendant les années 1850. Il y évoque également l'influence japonaise avec le poète Huang Zunxian avec le Traité sur le Japon ou le pays était considéré comme le rejeton culturel de la Chine bien que le pays eu vaincu la Chine en 1895. L'auteur exprime bien le fait que la Chine s'est alors inspirée du Japon. Il met en valeurs cet exemple afin de démontrer le changement d'attitude de la Chine vis à vis de ce pays.
Dans une troisième partie et quatrième partie, JKF expose une nouvelle fois les évolutions politiques en évoquant le libéralisme chinois mais aussi les origines du Parti communiste chinois jusqu'à Mao Zedong. Il consacre un chapitre entier à Taïwan concernant la guerre civile et l'echec des nationalistes afin de montrer l'importance de cette dernière sur la continuité de la politique chinoise. Il y évoque également le désastre de 1959-1960 concernant la famine (la plus importante de l'histoire) ainsi que la rupture sino-soviétique. Enfin, il considère l'époque post Mao avec la succession de Deng Xiaoping au pouvoir.

D'un point de vue personnel, je trouve que l'auteur décrit parfaitement son sujet cependant il a tendance à donner beaucoup d'exemples qui peuvent parfois porter à confusion notamment lorsqu'il s'agit de longs paragraphes. On perd donc assez facilement le fil conducteur de la phrase et de l'idée de l'auteur.  

Fiche Synthèse : Histoire du Bouddhisme en Chine - Ch'en Kenneth K.S.

Ch’en Kenneth K.S. est connu pour avoir été professeur de bouddhisme chinois au Center For Buddhist Studies de l’Université de Californie à Los Angeles dans les années 1960 et 1970. Cet auteur de plusieurs articles sur la philosophie et l’histoire du bouddhisme chinois ancien dont nous pouvons citer par exemple : Bouddhisme en Chine : survol historique (parut le 21 avril 1972), Bouddhisme, la lumière de l’Asie (parut le 31 décembre 1977)… a effectué des recherches approfondies qui ont durées plusieurs années. Celles-ci se concentrent principalement sur les domaines qu’il exploite dans ses ouvrages et ce qu’il a enseigné.
L’œuvre à laquelle nous allons nous intéresser est la dernière parut à ce jour à savoir Histoire du bouddhisme en Chine (15 mai 2015).

Cet ouvrage de 587 pages, composé de 4 parties et de 18 chapitres (introduction et conclusion incluses) racontent comment le bouddhisme est apparut, comment il s’est développé et comme il a réussi à devenir plus qu’une façon de penser. Nous n’allons pas faire une description détaillée de ce qui se trouve dans chaque chapitre de l’œuvre mais en revanche expliquer ce qu’à voulu dire l’auteur, de quelle manière il s’y est pris et si le message envoyé peut être reçu par n’importe quel lecteur.
Commençons par le commencement avec la première partie. Elle aborde l’origine du bouddhisme mais aussi d’où vient le premier Bouddha, qui il était et ce qu’il a engendré. On trouve des explications sur les enseignements du Bouddha, l’apparition de différents formes du bouddhisme, les influences étrangères etc. Tous ces éléments sont assez détaillés ce qui permet au plus novice en la matière de s’y retrouver. Ce qui est intéressant, c’est que l’auteur en plus d’aborder un sujet, remet en question celui-ci. Il pose parfois des problématiques au moment où nous même nous nous posons justement la même question. Par exemple à quoi sert ceci, qui est ce personnage dans l’Histoire, comment il en est arrivé là etc. Les caractéristique des enseignements du Bouddha ainsi que son expansion dans le monde sont expliquées jusqu’à la fin de cette première partie. On pourrait se dire que c’est ennuyant et pourtant ça ne l’est pas. L’écriture de Ch’en Kenneth K.S. est très agréable et ce qu’il écrit est tellement intéressant que les pages ont le temps de défiler sous nos yeux. De plus, il y a de nombreuses notes sur les mots qui pourraient poser problème qui sont d’ailleurs regroupés à la fin du livre dans un glossaire d’une importance fortement appréciable. On voit que l’auteur se soucis de celui qui lit son ouvrage.
La deuxième partie intitulé ‘Croissance et Sinisation est composée de 5 chapitres abordant les apparences historiques et géographiques du bouddhisme dans sa profondeur. Beaucoup de points sont traités et les résumer serait vous gâcher le plaisir. Ce que nous pouvons dire ne revanche, c’est que l’auteur nous fait part d’illustrations, de citations, de cartes, de tableaux, d’extraits d’ouvrages extérieurs ce qui rend les chapitres lu d’autant plus interessants (de mon point de vue). Pour vous donner un semblant d’informations, cette partie traite en particulier de la dynastie des Jin orientaux, des moines qui ont comptés, des difficultés qui ont dû être affrontés, des dynasties du nord à celles du sud etc.
Alors nous vient naturellement la troisième partie, intitulé ‘Maturité et Acceptation’. On devine déjà ce qui a pu se passer dans la partie précédente pour en venir à un tel titre. Car en effet, il s’agit là de traiter l’apogée du bouddhisme avec la dynastie Tang. On y aperçoit les noms de soutient comme l’impératrice Wu Zhao restant ainsi dans des termes historiques mais aussi des critiques comme celles de Han Yu qui était contre le bouddhisme. S’en suit les histoires de nombreux pèlerin qui sont partie à l’étranger et ce qu’ils ont généré à la culture mondiale. Les communautés monastiques, les temples bouddhiques ainsi que l’éducation ont droit eux aussi à leur chapitre.
Ce qui nous amène à la dernière partie nommée ‘Déclin’. Un titre bref mais qui contient tout de même les 77 dernières pages de ce livre fantastique. Pour cette partie, nous n’allons rien dire, que ce soit les titres ou les sujets abordés. Pourquoi ? Parce que nous en avons suffisamment dis, à vous de découvrir la fin de cette aventure dans le temps.

Notre livre ainsi que notre argumentaire s’achèvent bien sur par une conclusion. Celle de l’auteur se rapporte à ce qu’à apporté le bouddhisme à la culture chinoise, c’est une fin naturelle. La notre sur l’avis que nous avons sur l’œuvre. Il est très difficile de faire une synthèse sur une telle œuvre tant il y a d’informations ce qui nous amène à dire que c’est un livre très complet. Les illustrations utilisées, les citations, les personnages historiques évoqués et la ligne temporelle qui est étudiées font de ce livre une référence pour ce qui est de l’histoire du bouddhisme.


- Marie Desaintleger.

Compte rendu d'ouvrage: bilan

La réception des comptes rendus était fixée au 26 octobre, avec un "sas de temporisation" de quatre jours.  J'ai reçu au total 50 comptes rendus.

La correction de ces travaux est terminée et je n'accepte plus aucune remise de travaux tardive. Les notes sont définitives et non négociables.

La note moyenne pour le groupe s'élève à 9,8/20, avec un gradient large de 5 à 17. Les notes supérieures à la moyenne représentent 23 copies, avec cinq très bons travaux (15-17).  Les notes 12-13 sont honorables. Visez plus haut. Les notes 10-11 sont un résultat médiocre, mais c'est à prendre avant tout comme une invitation à faire mieux dans le prochain exercice. Vous pouvez certainement faire mieux.

Pour les notes en dessous de la moyenne, rien n'est perdu. Si vous avez 8-9, c'est tout à fait rattrapable d'ici la fin du semestre. Tenez compte des indications qui se trouvent dans vos copies pour la préparation des travaux à venir. Les notes 5-7 appellent de votre part un gros coup de collier pour vous mettre à niveau. Ce ne sont pas des notes sanction. C'est destiné à vous faire prendre conscience de l'écart avec ce qui est attendu pour réussir dans des études supérieures.

Je rappelle ici l'importance de la qualité de la langue. La maîtrise du français doit être acquise au sortir du lycée. Si ce n'est pas le cas, ce n'est pas tragique ni irrémédiable, mais il faut vous imposer un rattrapage rapide et sérieux. Les copies qui contiennent un grand nombre de fautes de français n'ont aucune chance d'obtenir la moyenne.


Thursday, October 27, 2016

CHAU Hiu Yan Agnès

Titre du livre: Esthétiques du quotidien en Chine 
Auteur principal du livre: Danielle Elisseeff
Contributeurs: Françoise Ged, Marylise brard, Jacqueline Tsai, Jean-Claude EllenaOu Na, Élisabeth Rochat de la Vallée, Gilles Fumey, Pascal Morand et Cyrille J.-D. Javary. Dessins de Sylvia Lotthé et Song Jianming
Édition: Regar
Date d'édition: 2016

   Danielle Elisseeff née en 1938 à Poisle, est une historienne française spécialistede la Chine, diplômée de l'École nationale des chartes, est également titulaire d'un doctorat du Centre de recherche sur l'Extrême-Orient. Professeure émérite au Centre d'Études sur la Chine moderne et contemporaine de l'EHESS, notamment enseignante à l'École du Louvre. Elle a publié plusieurs ouvrages, tels que "Esthétiques du quotidien en Chine", "Le dernier empereur de Chine"....

    Dans cet ouvrage, plusieurs thèmes sont traités, allant de l'économie, l'architecture, la religion jusqu'à la beauté, la santé, les soins....un ensemble global sur l'Ésthétique du quotidien de la Chine. Chacun de ces auteurs traite un sujet différent, partagent leurs expériences. On peut donc relever la notion d'imaginaire, les images illustrées, couplées avec de simples anecdotes permettent aux lecteurs d'avoir un aperçu d'une vie quotidienne chinoise, qui aujourd'hui a une influence sur la majeure partie de l'Asie orientale. 
   Le premier chapitre aborde le thème de l'espace, précisément l'harmonie architecturale, la relation entre la nature et l'architecture 《天人合一》 [GED 2016 : 26]. La construction interne et externe de l'habitat. La peinture est associée à l'esthétique, soulignant l'exemple de la calligraphie chinoise qui joue un rôle important dans l'équilibre émotionnel. Dans l'habitat traditionnel, le mur et l'enceinte sont des éléments structurants de l'espace construit. Le mur a une fonction symbolique, la pierre est imprégnée de faits passés. Cette structure murale est toujours présente dans les villages. 
    Le second chapitre traite la notion de la beauté. L'évolution des standards de beauté est phénoménale, la beauté est une notion abstraite liée à de nombreux aspects dans l'évolution humaine. Pour les aristocrates, les petits pieds étaient un objet de fétichisme, cette coutume imposée par une pression sociale engendrait une déformation des pieds. On peut appliquer le proverbe chinois 《人靠衣裝 佛靠金裝》dans ce chapitre, bien que l'habit ne soit pas une simple question de mode ou de statut social mais aussi un symbole d'identité Être chinois ou encore être "civilisé" signifiait participer à une culture littéraire[NA 2016 : 81].
    Le chapitre suivant porte sur la santé. Dans la Chine ancienne, la santé relève d'un art de vivre, "on est ce que l'on pense" 《精神》[ROCHER DE LA VALLÉE 2016 : 130]. "On est ce que l'on mange" 《養生》[ROCHER DE LA VALLÉE 2016 : 130]. Le cœur, le mental et l'esprit sont harmonieusement liés dans le plan spirituel.
   Dans le dernier chapitre, on aborde le sujet de la croyance. Les divinités importantes telles que "財神爺""趙公明""范蠡""彌勒佛" sont reliées au luxe, la richesse est recherchée à travers la religion. 《華貴》,《奢侈》[MORAND 2016 : 173].La valeur de la notion "孝" est par ailleurs évoquéeCette continuité apparente du confucianisme en Chine est petit à petit delaissée dans la Chine moderne.
    Cet ouvrage est très intéressant dans son ensemble, traitant divers sujets, nous permet d’avoir une vue globale sur la Chine. Excellent écrit, en outre complet et instructif. Collaborateurs érudits, le livre s’appuie sur des recherches rigoureuses. Les chapitres sont en effet abordés de manière constructive et synthétique tout en étantabordable.


Références bibliographiques utilisées :
Danielle ELISSEEFF, Ésthetiques du quotidien en Chine,Regard (ed), Paris : 2016, 208p.
Wikipedia. ELISSEEFF Danielle [en ligne]. Disponible sur <https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Danielle_Elisseeff>. (Consulté le 26/10/2016)

Bibliographie « De Rome à la Chine: Sur les routes de la soie au temps des Césars » de Jean-Noël Robert publié en 1990. Édition Realia / Les belles lettres 2015.

Bibliographie « De Rome à la Chine: Sur les routes de la soie au temps des Césars » de Jean-Noël Robert publié en 1990. Édition Realia / Les belles lettres 2015.




  Jean-Noël Robert est latiniste et historien de Rome, ville sur laquelle il a d’ailleurs publié plusieurs ouvrages comme Les plaisirs à Rome (1986) ou Rome, la gloire et la liberté (2008). L’auteur a aussi effectuer de nombreux voyages en Asie, notamment en Chine, en Asie Centrale et au Sud-Est.
  Son intérêt pour la Chine et son expertise dans l’histoire de la Rome antique sont combinés pour former cet ouvrage intitulé De Rome à la Chine: Sur les routes de la soie au temps des Césars.
  Dans ce livre, l’auteur se focalise en majorité sur la situation du côté de l’Empire romain. En effet, les analyses historiques menées par Jean-Noël Robert sur la situation de l’Empire romain et de son développement dominent celles des autres Empires qui, pour certains, furent pourtant tout aussi concernés dans la formation de cette route de la soie. Enfin l’auteur fait de nombreuses références à certains ouvrages tel que: Rome, la République (1990) de Marcel Le Glay. 

  L’auteur aborde tout d’abord l’entrée au sein d’une période de stabilité politique et de paix des continents Asiatique et Européen. Ensuite il illustre les raisons de la formation d’une telle route des soies pour enfin expliquer tous les différents produits échangés et chemins empruntés au sein de la route de la soie. Enfin il conclura l’ouvrage par la chute de cette dernière. Tout cela afin d’analyser en détail chaque aspect de cette route des échanges ainsi que son contexte historique.


  L’auteur aborde en premier lieu les différentes origines de la route des soies. La stabilité politique des quatre grands Empires du continent (Les Han de chine, Couchants de l’Inde et de l’Asie de l’ouest, les Parthès du moyen orient et les romains en Europe) mène à une redécouverte des Empires voisins ainsi que de leurs marchandises et cultures. Les romains, fascinés par la soie qui est, en effet, un tout nouveau produit pour eux, vont essayer de chercher et découvrir cet Eldorado lointain producteur d’un produit prisé par les riches et envié par les pauvres. En plus de cela, les romains ont une véritable envie d’établir une géographie de la Terre complète pour, dans le même temps, devenir les maitres de l’univers. L’auteur va d’ailleurs expliquer de manière extrêmement détaillée, la découverte progressive de l’Asie par les romains mais, en évoquant peut être que trop brièvement, la situation du côté chinois et des autres Empires.
  Ensuite Jean-Noël Robert illustre, dans les trois chapitres suivants, l’ensemble des chemins de la route des soies en détail. Cependant, une nouvelle fois, l’auteur se focalise beaucoup sur la vision et l’expérience des romains seulement. En effet, il explique de façon dense et claire tous ces détails, par exemple, il cite fréquemment certains paragraphes d’ouvrages de l’époque pour exprimer ce qu’était en train de vivre les romains ainsi que leur vision des étrangers. Cela permet d’amener le lecteur dans une immersion vraiment concrète du contexte. 
  Enfin, il aborde la fin progressive de la route des soies et, finalement, sa disparition totale. Effectivement, cette route des soies était bénéfique pour tout le continent Eurasien car elle  permettait aux Empires, surtout à l’Empire romain, de se développer et d’évoluer en société cosmopolite et diversifiée dans le domaine culturel. Les échanges abondants ont permis de faire durer une certaine stabilité par l’intermédiaire d’un système de marché supranational. Malheureusement cette stabilité et souveraineté prend fin après deux cent ans d’existence. L’auteur explique, avec une pointe de regret, la chute inévitable de la route des soies due à la déstabilisation globale de tous les Empires et l’immersion du continent dans la guerre civile touchant les romains et l’empire Parthe, la destruction barbare chez les chinois et les les Koutchans. Finalement, la route de la soie a créé des liens entre les peuples et a contribué en grande partie à la création de l’empire des Mongoles, sui reste encore aujourd'hui le plus grand empire Eurasien.



  Pour conclure, cet ouvrage est assez agréable à lire de part sa fluidité et ses multitudes informations très intéressantes. Cependant, on pourrait simplement souligner que l’ouvrage contient parfois une densité de détail qui risquent de peser pendant la lecture voir risquent d’embrouiller ou perdre le lecteur. De plus il convient de souligner que l’auteur utilise des noms antiques pour nommer certains lieux sans qu’il n’y est de précision sur la localisation actuelle de ceci. Dans l’ensemble, le livre étudié présente de manière instructive et très complète une aventure historique peu connue et pourtant très interessante à lire, étudier et analyser. 

Compte rendu de lecture MARCON Luiza LLCER Trilingue CHAUSSENDE, Damien. La Chine au XVIIIe siècle : l'apogée de l'empire sino-mandchou des Qing Guide Belles lettres des civilisations Paris : les Belles lettres, impr. 2013, cop. 2013, 269 p.


Damien Chaussende est sinologue, chercheur au CNRS, membre du Centre de Recherche sur les Civilisations de l'Asie Orientale. Ses recherches portent sur l'histoire et l'historiographie de la Chine classique. Il est l’auteur de Des Trois royaumes aux Jin. Légitimation du pouvoir impérial en Chine au IIIe siècle (Belles Lettres, 2010) et de La Véritable histoire du premier empereur de Chine (Belles Lettres, 2010). Dans son livre intitulé La Chine au XVIIIe Siècle – l’apogé de l’empire sino-mandchou des Qing, Chaussende fait un panorama depuis l’invasion de Chine par les mandchous, son apogée et déclin représentant la fin des dynasties en 1912.
La première partie de l’ouvrage aborde l’Empire des Qing lui-même. Chaussende présente d’abord le peuple mandchous, le contexte dont le territoire de la actuel China se trouvait, les changements dans la societé et l’administration après la conquête; la chronologie et principaux faits des empereurs madchous à partir du 17e siècle, avec Huang Taiji jusqu’à son déclin en 1912, avec Xuantong. Dans le chapitre Organisation politique et administrative l’auteur présente la hiérarchie de l’époque, au niveau provincial et impérial. Pendant la période des Qing on observe un changement important par rapport aux Ming, la dynastie antérieure : afin d’assurer un meilleur contrôle, ils ont doublé le nombre de haut postes des fonctionnaires. Dans le domaine de l’armée de nombreuses innovations ont également eu lieu, par l’utilisation d’un système de bannières, une forme d’organisation militaire avec laquelle ils sont parvenus à conquérir la Chine.
L’ouvrage présente aussi des informations complètes sur la capitale Pékin, ses bâtiment, officiaux, son architecture, des informations sur la Cité Interdite telle que sa disposition intérieure et même sur les palais d’été de la famille impériale. La présence des jésuites dans la région à l’époque, principaux responsables de la diffusion de la culture, a permis de retrouver plusieurs registres intéressants cités dans l’ouvrage, tels que lettres envoyées à l’Occident.
Selon l’auteur, L’empire Qing est caractérisé par une époque particulièrement violente au début, marquée par l’élimination de nombreuses personnes et même de villes entières qui s’opposaient à leur pouvoir. Cependant, au fur et à mesure le peuple chinois, plus particulièrement la population lettrée, se sont mieux intégrés dans cet empire notamment durant et après d’empire de Kanxi, le troisième grand empereur de cette dinastie, dont le gouvernment a été connu comme conciliateur avec le peuple chinois, ce qui, comme Chaussende nuance, a été décisif pour la réussite des Qing, compte tenu de la taille de la population, du vaste territoire et de la position géographique de la Chine.
La seconde partie de l’ouvrage traite de « l’Homme des Qing » en abordant les religions, les arts et les loisirs. Chaussende relève la vie intellectuelle de ce peuple qui a su conserver et améliorer la culture des lettrés de Chine bien que valorisant et produisant d’importants travaux académiques pour l’époque. Parmi les éléments clés de la culture Qing, cette période est aussi une des plus riches en termes de production littéraire. Selon l’auteur, le grand empereur Qianglong lui-même aurait écrit 40.000 poèmes. Pendant toute la lecture du livre on découvre également divers passages du livre « Rêve dans le Pavillon Rouge » (Cao Xueqin), ce qui est le plus grand chef-d’œuvre littéraire de cette dynastie.
En exposant les diverses formes de l’art de l’époque, l’auteur montre la richesse de la vie culturelle et intellectuelle des Qing, la peinture et la calligraphie comme arts majeurs. On y apprend que l’architecture chinoise est en général toujours basée sur le principe de fengshui, important art permettant de déterminer le flux d’énergie, lequel sert à énormément dans la culture chinoise. Concernant les loisirs principaux du peuple à l’époque, on voit notamment leur inclination pour les jeux, théâtre, banquets, voyages et excursion, et aussi pour les courtisanes. Pour compléter ce panorama, dans le chapitre La Vie Privée on a des aspects descriptifs des maisons de l’époque, au format des hutongs de Pékin ; la figure de la femme est totalement inferieure et limitée, et ce due à l’idéologie dominante de cette époque du néoconfucianisme, l’éducation très rigoureuse avec l’apprentissage des caractères par les enfants qui, à l’âge de huit ans devaient les connaitre parfaitement. Enfin dans ce dernier chapitre Chaussende présente en images les costumes et les parures utilises différemment par mandchous et chinois.
Chaussende s’engage à faire une contextualisation large et complète de cette dynastie au travers d’une grande richesse des détails, de la multiplicité d’images et en utilisant une narration au présent, nous invitant à une immersion réelle dans la culture et la routine des Qing. Le format du livre et la division des chapitres sont également intéressants puisque leur lecture se fait de façon légère ; en permettant son usage soit comme ouvrage complet, c’est-à-dire par une lecture chapitre à chapitre, soit comme instrument de recherche ponctuelle.

Bibliographie
Chaussende, Damien. La Chine au XVIIIe siècle : l'apogée de l'empire sino-mandchou des Qing
. Guide Belles lettres des civilisations Paris : les Belles lettres, impr. 2013, cop. 2013, 269 p.


BENNOUAR
Amina


CHAUSSENDE, Damien, La véritable histoire du premier empereur de Chine, collection n°8,  Les Belles Lettres,2010, 192pages.

      
      Damien Chaussende, sinologue, chercheur au CNRS, et membre du Centre de recherche sur les Civilisations de l’Asie Orientale, porte ses recherches sur l’histoire et l’historiographie de la Chine Classique. Il est l’auteur de plusieurs œuvres en rapport avec l’Asie dont « La véritable histoire du premier empereur de Chine » que nous allons étudier aujourd’hui.
Cette ode à la vie du premier empereur Ying Zheng, raconte les évènements les plus marquant de sa vie depuis sa montée au pouvoir jusqu’à sa mort.
Ce lire de 192 pages contient plusieurs textes issus de différents ouvrage que Damien Chaussende a traduit mais aussi ses notes personnelles (en italique).

       Cet ouvrage est composé de cinq chapitres traitant chacun d’un évènement marquant de la vie de l’empereur de manière chronologique.
De sa tumultueuse naissance qui ne laissait pas présager son destin jusqu'à l’apogée de son pouvoir, cette œuvre, grâce aux différents textes provenant de plusieurs livres différents qui montrent à chaque fois plusieurs point de vue sur ma même action principale, nous plonge dans le récit d’une vie palpitante aux milles facettes.
Plusieurs thèmes sont ici développés par l’auteur :
Tout d’abord ses origines et l’histoire de sa famille qui n’est pas dès plus idéale. En effet fils de Zichu fils cadet du prince héritier envoyé en otage dans une autre ville, c’est grâce au marchand Lu Buwei qui fut adopté Zichu par l’épouse principale du prince que notre futur empereur a pu prétexter au trône.
Le livre nous décrit l’auteur comme un grand conquérant qui a réussit à unir les peuples chinois pour ne former qu’un grand Empire. Comme le dit le livre, Ying Zheng a unifié les terres sous le ciel sous la dynastie Qin.
Nous découvrons aussi l’origine du titre Empire que Zheng s’est accordé en s’inspirant des précédents empires  comme l’empire romain, tout en soutenant l’idée qu’aucun empire n’a pu et ne pourra surpasser le sien par sa taille, sa force et son pouvoir.
Ce livre nous montre aussi la violence de cet empereur qui n’hésitait pas à tuer et torturer pour son plaisir.
Chaussende souligne aussi l’importance des quatre éléments dans la culture chinoise quand il présente comment l’empereur a changé son emblème (qui était celui du Feu en référence à l’ancienne famille au pouvoir, celle des Zhou) par l’eau car « le feu ne peut pas s’attaquer a l’eau.
Chaussende nous présente un homme très intelligent qui a vite compris que le potentiel de la Chine serait uniquement bien exploité seulement si elle était unifié. C’est ainsi que l’empereur décida d’unifier les poids et les mesures dans tous les pays mais aussi la langue.
Il instaure aussi de nouvelles institutions, en effet les fiefs qui avaient l’habitude d’être légué de père en fils seront maintenant distribué par l’empereur et modifié à sa guise pour éviter toute tentative de rébellion ou de soulèvement de pouvoir.
On apprend aussi qu’il a été le père fondateur de la muraille de Chine.
Nous apprenons aussi que l’empereur avait une peur froide de la mort et chercher par tous les moyens de la contourner, comme si il voulait marquer l’Histoire à jamais, ce qui est, à vrai dire, le cas.

L’auteur nous présente aussi un auteur consciencieux du bon déroulement dans son pays qui demande beaucoup de conseil auprès de ses conseillers et de philosophes pour pouvoir prendre les meilleures décisions possibles.
Le livre se finit sur sa mort et également celles de toutes ses femmes dans son sanctuaire retrouvée en 1974.



L’intérêt de cet œuvre est de montrer la suprématie de cet empereur qui a dirigé l’un des plus grands empires du monde mais en ayant une vision beaucoup plus proche de lui grâce aux différents textes relevés, analysés et traduit par  Chaussende qui permettent aussi une authenticité de ce qu’on nous développe.
De plus, même si le fait d’avoir plusieurs points de vue sur le même évènement peut être positif il peut aussi être négatif car, à mon goût, ça rallonge beaucoup trop certain chapitre.
Mais dans tous les cas nous devons admettre que cette œuvre permet de cerner ce personnage à travers ses désirs, rêves, batailles, mais aussi en éternel quête d’immortalité.
Nous pouvons donc en conclure que cet œuvre qui pourrait être considéré comme une biographie nous raconte principalement l’Histoire du premier empereur chinois dans tous les sens du terme, que ça soit du point de vue psychologique, ou à travers ses actes qui ont fait sa gloire ou alors ses envies accomplies, ses rêves abandonnés (comme l’immortalité) relations mais aussi dans un second plan toute la complexité du territoire de Chine que ça soit du coté des rivalités entre famille ou alors de complot pour atteindre le pouvoir.

En effet, ce livre nous explique parfaitement le contexte chinois à cette époque ( de 259 à 210 av J-C.