Monday, December 19, 2016

Manuel Chevalier L1 LLCE JaponaisContrôle d’histoire de la Chine n° 3

Manuel Chevalier
L1 LLCE Japonais  

Contrôle d’histoire de la Chine n° 3

Le document que j’ai choisi d’étudier est l’extrait des entretiens de Confucius.
Confucius (551-479 av J-C [période des royaumes combattants]) était un philosophe chinois qui placé l’éducation au cœur des valeurs de l’homme, homme qu’il considérait bon par nature et surtout  « améliorable » par le bais de l’éducation ainsi que le respect des rites et des codes. Les Entretiens de Confucius(ou Analectes) sont une compilation de discours de Confucius ainsi que de discussions qu’il a eu avec ses disciples ; cette œuvre est le porte flambeau du Confucianisme.
La pensée de Confucius a énormément marquée la civilisation chinoise ainsi que toutes les civilisations qui étaient en contact avec cette dernière (le Confucianisme sera même érigée en religion d’Etat sous les Han [206-200 av J-C]) et aujourd’hui encore elle continue à avoir une grande influence sur les mode de pensées et valeurs Chinois. Si l’on devait demander à nos contemporains Confucius serait en quelque sorte l’incarnation de la pensée Chinoise et même asiatique en général.
Confucius à beaucoup écrit pour conseiller les grands sur la manière de diriger ; on le voit dans l’extrait
 « si le prince conduit le peuple au moyen des lois et le retient dans l’unité au moyens des châtiments, le peuple s’abstient de mal faire ; mais il ne connaît aucune honte. Si le prince dirige le peuple par ses bons exemples et fait régner l’union en réglant les usages, le peuples a honte de mal faire et devient vertueux »
dans ce passage on voit bien le postulat de Confucius qui est que l’homme est au fond ,bon, et surtout qu’il possède le potentiel de devenir meilleur.
Nous allons donc comparer la vision Confucius sur la manière dont il faut gouverner avec un autre auteur, occidental cette fois qui a lui aussi conseillé les grands sur comment diriger ; Nicolas Machiavel.
Nous verrons donc une opposition Orient/Occident et surtout si ces deux modes de pensées sont si différent l’un de l’autre.
Nicolas Machiavel (1469-1527) était un homme politique et philosophe italien ; l’œuvre qui va nous intéresser aujourd’hui est Le Prince, un petit manuscrit dédier à Laurent de Médicis sur comment gouverner à travers l’exemple des grands hommes de l’histoire.
Cette œuvre vaudra à Machiavel d’être qualifié d’immoral (de par sa lucidité diront certains). Toujours est-il qu’il est intéressant de comparer cette œuvre à celle de Confucius car l’idée qu’on se fait de l’homme y est dramatiquement opposée, tandis qu’on y trouve beaucoup de point de concordance.
Dans l’extrait de Confucius vu plus haut il dit que si le prince est vertueux cela se fera ressentir sur le peuple ; ce qu’en dit Machiavel est tout différent « Cependant, si le genre humain n’était point corrompu, ce précepte ne vaudrait rien, mais comme les hommes sont des scélérats, et qu’ils vous manquent à tout moment de parole, vous n’êtes point obligé non plus de leur garder la vôtre. » (Machiavel, Le Prince, 1550, p.84). Ici non seulement Machiavel dit que l’homme est, par nature mauvais, mais également que le prince peut, de ce fait, se permettre de ne pas être totalement vertueux car cela lui porterais préjudice (et indirectement au peuple).
Mais les deux auteurs ont également des points des convergences dans leurs discours cependant ; souvent pas pour les mêmes raisons : les deux disent que s’éduquer et très important et notamment l’apprentissage de l’histoire et du passé. Confucius dira que cela est pour le celui qui s’éduque devienne meilleur et soit en harmonie avec l’univers ; tandis que Machiavel dira que le prince doit s’éduquer à la chasse pour imaginer des plans de batailles ; aiguiser sa vision du terrain et mieux connaître son territoire dans l’optique de le défendre accompagné d’une étude de l’histoire afin de connaitre les stratégies qui ont mené  les grands à la victoire ou parfois à la défaite.
Les deux auteurs pensent que les dirigeants se doivent d’être vertueux : Confucius dira, nous le voyons dans l’extrait, que c’est pour être un exemple et encourager le peuple à l’imiter. Machiavel dira que le prince aura toujours des défauts à cause « de l’état corrompu où se trouvent les hommes » (Le prince p.74) le prince se devra donc d’éviter les défauts « qui peuvent lui faire perdre ses Etats » (Le Prince, p.74) et qu’il garde une certaine retenue dans les défauts qu’il ne peut éviter.
Dans le quatrième point du chapitre deux des Entretiens de Confucius il cherche à dire que l’homme toute sa vie doit s’éduquer; se perfectionner (comme il l’a fait) tout cela afin d’être bon et d’être en harmonie avec le monde. Machiavel dit que le Prince à seulement besoin de connaitre l’art de la guerre pour gouverner.
                Au final, bien que ces deux œuvres demandent aux lecteurs d’accomplir les mêmes tâches ce n’est pas du tout pour le même dessein ; l’un veut que l’homme s’améliore et devienne meilleur, qu’il s’intègre dans le cycle parfait de nature.
Tandis que l’autre indique au prince comment dirigé en ayant pour seul but sa conservation et celle de son Etat.
Je ne pense pas qu’il y ait un de ces deux auteurs qui aient plus « raison » ; ce sont deux vision du monde dramatiquement différente, qui, je ne pense pas soit totalement incompatible sur beaucoup de points mais qui représente deux opposé comme le sont Orient et Occident et dont nous devrions apprécier plus longuement le plaisir d’avoir des visions si différentes plutôt qu’une  seule considérée comme absolue.





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