Tuesday, December 20, 2016

Devoir final



DEWULF Camilla                                                                                                                            LLCE Trilangue L1
Essai sur Document

Le document choisi est l’extrait du texte des entretiens de Confucius. Confucius est un philosophe oriental de la Chine ancienne né en -555 et mort en -479 avant Jésus Christ pendant la période des royaumes combattant. Il considérait que l’homme est bon par nature et qu’il est possible grâce à l’éducation d’être meilleur encore. Tout cela en respectant la loi et les valeurs morales. L’extrait est tiré des Entretiens de Confucius qui réunit les discours de ce dernier mais aussi les discussions qu’il a eu avec ses disciples. Ce livre représente les idées du confucianisme, qui a eu et a toujours une grande influence sur les civilisations asiatiques.
Comment Confucius voit-il le fait de gouverner et de s’éduquer ?
Dans ses écrits, il traite du peuple et de la loi. Selon lui, l’homme civilisé est droit. Dans une première partie nous allons expliquer la vision du philosophe sur le fait de gouverner en la mettant en parallèle avec celles de philosophes occidentaux. Puis nous parlerons  de l’éducation selon lui en la mettant de nouveau en parallèle avec un philosophe occidental.

La pensée du philosophe antique est de gouverner par la vertu. Les écrits présentés par le document le résument bien. Le premier et le troisième texte se font échos, se complètent et ont un même but. En effet, « si le prince dirige le peuple par ses bons exemples et fait régner l’union en réglant les usages, le peule a honte de mal faire, et devient vertueux » explique alors ce que l’auteur signifiait dans le premier extrait. Si le prince est juste et donne de bons exemples (ceux à suivre) alors le peuple ne se sentira pas contraint mais vertueux ; car si le peuple obéit seulement à cause des lois et des châtiments, il ne se rendra pas compte de sa nécessité : « le peuple s’abstient de mal faire ; mais il ne connaît aucune honte ». Cela ressemble alors  à ce que Gorgias dit dans cette phrase « nul n’est juste volontairement mais par contrainte », cependant du point de vue de ce dernier toute autorité peut être injustice car nous pouvons la transgresser ; et qu’il existe seulement l’autorité avec châtiment. Tandis que pour le philosophe d’Orient, celui qui gouverne, celui qui détient l’autorité est un guide, « l’étoile polaire », il permet donc la paix mais aussi le bon fonctionnement. Par « les autres étoiles » il entend le peuple car c’est les conseiller de l’étoile polaire et le peule qui permettent le fonctionnement  des provinces.
Le philosophe simplifie « les odes de Cheu King » dans la deuxième écrit, les montrant comme nombreux mais tout même vrai ; on comprend alors que l’auteur est en accord avec Cheu King. Cette idée, « avoir des intentions droites », rappelle les préceptes de Kant, tout particulièrement l’impératif catégorique, dans Critique de la raison pratique, qui est d’être morale et de ne pas faire cela pour se sentir bien mais de savoir que l’on a fait les choses comme il le faut. D’être morale et droit, il n’y a que cela qui compte. De plus, à travers cette déclaration, il insiste également sur le fait que celui qui gouverne ne devrait pas le faire dans ses propres intérêts.  Ces odes résument la façon de pensée de Confucius qui est d’être vertueux. On découvre alors que cette vertu n’apparaît seulement que lorsqu’on vit avec autrui puisque pour gouverner il faut un peuple mais aussi que pour être vertueux il faut également autrui.

Le dernier texte se concentre plus sur l’homme, son chemin vers la sagesse et son évolution dans sa société, son gouvernement qui l’aide à atteindre celle-ci. Confucius le montre par différentes étapes à travers les âges. Cette partie signifie que l’homme atteindra le bonheur lorsqu’il aura traversé toutes les étapes de la vie tout en restant droit. L’homme atteint le bonheur en s’éduquant et en respectant la loi. L’éducation est donc la clé du bonheur selon Confucius. Ce discours montre également que l'éducation se fait par la connaissance des lois mais aussi que le respect des lois se fait par l'éducation. Il y a donc un échange entre l'éducation et la vertu gagner grâce aux respects des lois et cet échange permet le bonheur. Kant partage le même idéal d’éducation : elle rend meilleur et permet d'être vertueux. Cependant, pour Kant, il y a également un aspect négatif dans l'éducation. En effet, l'éducation enlève l'animalité de l'homme, son instinct; car selon lui l'instinct se perd dans l'éducation. Pour Confucius, la sagesse et le bonheur s'acquiert au fil des ans et des décennies et elles se trouvent complète pendant la vieillesse. La vieillesse est un point clé de la vie de l'homme.

Pour conclure, le prince qui gouverne doit être vertueux, cela lui permettra de diriger son peuple de manière harmonieuse. Le peuple sera obéissant et heureux car il aura « des intentions droites » et n'auront pas honte de mal faire. Et par l'éducation, l'homme atteint le bonheur. Cependant l'un ne marche pas sans l'autre, la loi qui rend vertueux et l'éducation s'articule ensemble. Et permettent le bonheur. Cette façon de gouverner définit par Confucius a été appliqué par lui-même lorsqu'il dirigeait mais également dans sa vie. Le confucianisme a longtemps été appliqué en Chine, notamment sous la dynastie de Han où il a été adopté comme une sorte de religion ; cela pourrait alors expliquer le fait que cette période de l’histoire chinoise soit considéré comme l’un de ses « âges d’or ». Les idées du philosophe restent de nos jours encore très encrées dans les esprits chinois mais aussi les autres pays asiatiques. On remarque que certaines idées sont partagés entre les philosophes occidentaux et celui oriental.

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