Tuesday, December 20, 2016

Devoir final VERHILLE Chloé

Devoir final
VERHILLE
Chloé
LLCER Chinois






Cette illustration est issue d’une peinture sur rouleau horizontale intitulée « les festivités nocturnes de Han Xizai » (« 韩熙载夜宴图 »). L’auteur de cette œuvre est Gu Hongzhong (937-974 ap. J-C), un peintre chinois de la période troublée de l’histoire de Chine que fut celle des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes qui fit suite à la dynastie des Tang (618-907) et précéda la dynastie des Song (960-1279).
La peinture insérée ci-dessus n’est qu’une partie de la très grande œuvre de 3,3 mètres de haut et de 30 centimètres de large représentant les divertissements de Han Xizai (902-970), de la dynastie des Tang du sud. Il était un ministre puissant, homme politique compétant qui était également reconnu pour ses talents de musicien, de poète et de calligraphe. La toile originale n’étant plus disponible, c’est une copie de celle-ci datant de la dynastie Song du XIIe siècle qui est présentée au Musée du palais de Beijing.

Nous pouvons dès à présent nous demander que nous dévoile cette peinture sur la classe politique qui précéda celle de la dynastie des Song ?

La peinture sur rouleau, également appelée « Kakemono », est apparue sous la dynastie des Tang. « Les festivités nocturnes de Han Xizai » représente une soirée chez le haut fonctionnaire Han Xizai. On y voit des courtisanes, sur la gauche, une musicienne jouant d’une cithare de la dynastie Hu. On devine la présence de Han Xizai lui-même sur son lit. Se trouvent également dans la scène peinte des invités de Han Xizai.
Cette peinture se veut être un reflet de la vie aristocratique telle qu’elle était il y a un millénaire, mais la problématique résulte du fait qu’il y a une nécessité de préciser que ces banquets nocturnes n’étaient pas des évènements répandus dans le domaine politique banal. Derrière cette peinture, nous avons l’analyse de ce qu’a pu observer l’auteur de l’œuvre, Gu Hongzhong ; lorsque, à la demande de l’empereur des Tang du Sud, le peintre devint « l’espion » du déroulement des festivités auxquelles s’adonnait Han Xizai.

Ayant pour intention de nommer Han Xizai, homme d’Etat talentueux, chancelier (il était jusqu’alors un haut fonctionnaire de la dynastie), Li Yu devint suspicieux quant aux rumeurs qui évoquaient le mode de vie loufoque de Han Xizai. En amont, le fait que ce dernier venait du camp nord rival faisait s’accentuer les suspections : Han Xizai était né dans le nord de la Chine, et ce n’était qu’après la mort de son père qu’il se rendit et prêta allégeance aux Tang du sud. Peut-être un complot s’était-il crée ?
C’est alors que lorsque les soldats de la dynastie Zhou du Nord s’approchaient de la frontière, Li Yu voulu offrir la place de premier ministre à Han Xizai afin que celui-ci gère cette nouvelle crise de grande ampleur, et qu’il prouve à l’occasion sa loyauté envers la dynastie qu’il avait choisi de rejoindre.

De son côté cependant, Han Xizai avait pour intention de décliner l’offre au poste de chancelier. La raison était telle qu’il avait perçu le déclin de la dynastie des Tang du sud qui s’approchait peu à peu et qui devenait inévitable : pour lui, il n’y avait aucune chance d’échapper aux soldats des Zhou du nord. C’est pourquoi il décidait de se « salir » vis-à-vis de Li Yu, de se montrer sous la forme d’une personne inapte à mener à bien ce poste.
Han Xizai commença alors par organiser chaque soir des banquets chez lui, dépensant par la même occasion l’argent qu’il percevait dans son propre et unique plaisir, engageant des courtisanes. Il se délectait avec des amis, des danseurs des musiciens.
Ensuite, il manqua à d’importantes réunions d’ordre impérial, en se justifiant avec de fausses excuses.

C’est à ce moment que Li Yu prit la décision d’envoyer son peintre officiel, Gu Hongzhong pour infiltrer l’une des soirées offertes par celui qu’il considérait comme son potentiel futur premier ministre afin de savoir ce qu’il se passait réellement ordonnant au peintre qu’il dépeigne du déroulement de ses festins de nuit.

Ces ambitions furent alors perçues par le peintre. Ce dernier décrivit sur sa toile de soie les différentes parties qui constituaient les soirées chez Han Xizai et c’est ainsi que Lu Yi prit conscience de la « débauche » à laquelle pouvait s’offrir celui qu’il comptait nommer chancelier. Han Xizai ne constituait volontairement pas le premier ministre idéal qu’aurait espéré Li Yu.

No comments:

Post a Comment