Monday, December 19, 2016

Contrôle Final - Étude de Carte, Antonin MENAULT, LLCE Japonais

Contrôle final – Étude de document

            Le document étudié, à savoir la carte « Ming China’s contacts with the outside world », situe géographiquement la dynastie Ming  par rapport au monde. On y découvre les frontières de son territoire à l’apogée de son extension et des phénomènes politiques qui l’ont marquée. Une telle représentation de l’empire nous a poussé à nous poser la question suivante : Quels sont les aspects géographiques, militaires ou encore commerciaux mis en avant par la carte « Ming China’s contacts with the outside world » ? Les sujets abordés pour répondre à cette problématique sont l’analyse de l’étude géographique dont la taille du territoire et les pays alentours, suivie de l’activité militaire, notamment les campagnes d’extension du territoire, puis sa défense et enfin, les affaires commerciales dont les expéditions de Zheng He et les échanges avec le Portugal.
            Le territoire de la Chine, depuis l’apparition des premières dynasties mythologiques, est à interpréter comme évoluant constamment. Tantôt les conquêtes l’ont dilaté, tantôt les pays voisins en ont partiellement pris le contrôle. Ce sont principalement ces phénomènes qui ont fait de la Chine des Ming l’empire rendu compte sur la carte ; un empire près de deux fois moins important en ce qui concerne sa superficie par rapport au précédent, celui de la dynastie hybride mongole des Yuan. Cette Dynastie s’est effondrée au XIVème siècle, le siècle calamiteux (période de petite ère glaciaire, inondations à cause de la crue des fleuves, peste, etc.) et a laissé place au gouvernement plus stable des Ming de la manière évoquée plus tôt, la conquête.
« Ming China’s contacts with the outside world » donne également les positions des peuples limitrophes avec l’empire. Ces positions géographiques donnent de nombreuses informations quant au système politique des Ming, mais surtout à propos des nouvelles relations avec ces peuples. En effet, particulièrement les mongols, pendant près d’un siècle, en temps que Yuan, ont gouverné le peuple chinois qui les a finalement repoussés au Nord, le tout sous le commandement de Zhu Yuanzhang. Leurs voisins, les Mandchous se trouvent, eux, dans le Nord-Est, jusque dans l’actuelle province du Jilin, à quelques centaines de kilomètres seulement de la capitale impériale. C’est cette situation qui leur permettra plus tard, à l’aube de la dynastie Qing de prendre le contrôle de Beijing. Les peuples d’Asie du Sud-Est sont eux aussi hors du joug des Ming ainsi que les empires d’Asie centrale.
            La Carte « Ming China’s contacts with the outside world » exprime à l’aide d’indications fléchées le désir des Ming de repousser les forces opposantes, spécifiquement les mongols, une fois de plus. En effet la dynastie fait face pendant son règne à des attaques au Nord de la grande muraille, des forces cavalières puisque l’état se détache de plus en plus des mongols au gouvernement. Le premier empereur s’entoure principalement d’anciens ministres Yuan (donc mongols) mais en lesquels il n’a aucune confiance, c’est pourquoi les chinois reprennent progressivement des fonctions au sein de l’état. Ce phénomène doublé à un désir d’extension du territoire justifié par une nécessité de l’empereur de se légitimer pour affirmer son pouvoir (question de la trahison de Yongle).
D’autres données fléchées concernent cette fois la défense de l’empire face à son voisin tributaire de la mer de l’Est, le Japon. Cet état sinisé s’est fait quelques siècles plus tôt ennemi avec la Chine dans certains domaines ; c’est la piraterie japonaise qui a été le point de départ d’une relation d’affrontements entre un géant comme l’empire Ming et un archipel isolé dont la cour reconnaissait pourtant la supériorité et payait le tribut.
On peut voir sur la carte que le Japon a mené des offensives principalement dans trois zones du littoral Est, vers le Shandong, près de la capitale impériale Beijing, au Centre vers le Zhejiang et enfin beaucoup plus au Sud du côté du Guangdong. On remarque également que les troupes japonaises ont mené des raids au Sud-Ouest du royaume de Joseon, en Corée. Ces affrontements s’avèrent paradoxaux quand on sait que des ambassades entre l’empire Ming et la Japon étaient encore échangées.
            Le dernier point de la partie précédente fait office d’une excellente transition pour cette dernière étude qui porte sur les aspects commerciaux de la Chine des Ming représentés sur « Ming China’s contacts with the outside world ». Alors que nombre de pays voisins sont tributaires de cet empire et que des ambassades sont échangées, on voit à partir de cette dynastie de gigantesques expéditions visant à créer des rapports commerciaux avec des pays plus éloignés au Sud et à l’Ouest que les seuls voisins. Les îles du Sud de l’Asie, les côtes de l’Inde et même la côte Est du continent Africain viennent compléter les régions à la portée des Ming. Ces expéditions un demi-siècle plus anciennes que celles des Européens permettent à la Chine d’obtenir de nouveaux produits venant hors de l’empire et ainsi de créer un marché international.
Cette démarche commerciale a fait un gigantesque bond en avant lorsque l’Europe est arrivée au Sud de la Chine, à Macao, avec les Portugais (qui sont longtemps restés les seuls européens à pouvoir débarquer dans une petite partie du Sud seulement). Ce nouveau commerce à grande échelle est assimilable à la première tentative de mondialisation de l’histoire dont toutes les ressources passaient par l’empire des Ming.
            En conclusion, nous pouvons dire que la carte « Ming China’s contacts with the outside world » dépeint plusieurs aspects de la dynastie Ming (1368 – 1644). En effet, cette représentation met en avant un empire dans lequel a eu lieu de nombreux changements militaires, politiques, géographiques et surtout commerciaux par rapport aux précédentes dynasties.


Antonin MENAULT, L1 LLCE Japonais.

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